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Mère Georgette-Marie
1961 : contrat simple pour le primaire
En août de cette même année 1961, une
étape très importante est franchie: l'obtention du
contrat simple passé avec l'Education Nationale pour les
classes primaires. Nous y trouvons avantages et contraintes, en
même temps qu'une transformation interne : la fusion des classes
primaires de l'école paroissiale et de l'institution.
En avril de l'année suivante, ce contrat simple est étendu
aux classes secondaires : dix ans plus tard, ces dernières
passeront sous le régime du contrat d'association.
Quant aux sports, ils ne sont pas négligés : piscine
Lutetia, stade Suffren permettent un bon entraînement et nos
élèves remportent des succès qui font la fierté
de Mère M. Pierre : nous montons jusquà l'échelon
national. La tradition est déjà bien établie
! Pour procurer à nos championnes un terrain de volley utilisable
par tous les temps et pour des raisons de circulation, la cour intérieure
est couverte en 1967. Le regroupement de réfectoires
permet aussi l'aménagement d'un gymnase réglementaire
sous le préau. Les professeurs de gymnastique et de danse
rythmique peuvent alors exercer leur talent pour organiser des fêtes
gymniques particulièrement réussies.
Arrive mai 1968 : Mère Marie de la Conception alors
supérieure, et Mère Georgette-Marie, directrice depuis
1961, en subissent le contrecoup : discussions, réunions,
concertations de tous genres : le mouvement est lancé et
ne s'arrêtera plus !
En 1969, naît une « bibliothèque des
grandes », ancêtre modeste de notre Centre de Documentation
actuel, tenu dans toutes les règles d'ordre et de précision
par nos professeurs et nos mamans.
Le nombre des élèves a franchi la barre des 900.
Tandis qu'apparaissent les « déléguées
» dans les classes, dans la communauté, les guimpes
et les rosaires disparaissent : les Soeurs simplifient leur costume
pour l'adapter aux conditions de la vie moderne. Cependant, à
chaque fête de Noël désormais, nous revenons au
« bon vieux temps », en ouvrant les portes de Sainte
Elisabeth aux personnes âgées du quartier, invitées
par les Petits Frères des Pauvres : Messe, séance
récréative, réveillon... Tout le monde retrouve
une nouvelle jeunesse en fêtant la naissance du Seigneur dans
une chaude ambiance qui fait oublier la triste solitude de certains
jours.
Pour Madame Pilsudski qui a assuré la charge de gardienne
de la maison pendant des années... et avec quelle énergie,
c'est le moment de la retraite. Son départ entraîne
des modifications dans l'entrée : « l'accueil »
est créé qui pourrait aussi bien s'appeler : salle
des objets perdus ou trouvés, de reprographie et tirages
divers, bureau de la standardiste ou des réclamations, salle
des pas perdus !... en résumé, lieu où la personne
responsable doit non seulement exercer des compétences aussi
précieuses que diverses, mais aussi faire preuve, bien souvent,
d'une patience angélique...
Septembre 1969 : Mère GEORGETTE-MARIE, déjà
directrice, est nommée Supérieure de la Communauté.
1970, 71, 73 ... C'est l'époque de nos grandes assises
de catéchèse, rue Violet, avec les élèves
de Première : conférences, débats, travaux
de groupes, discussions... Les sujets sont divers : le racisme,
le mal, l'argent, qui est Jésus-Christ pour nous, l'Eglise,
la solitude, la responsabilité, l'orthodoxie avec le Père
Mélia, le protestantisme avec le Pasteur Ruckwied, le Judaïsme
avec le Rabbin Goldman... Par ailleurs, nombreuses sont les personnes
(prêtres, religieuses, professeurs, parents. relations) qui
se mobilisent autour Père Martin pour la catéchèse
à tous les niveaux.
1971 : les garçons font timidement leur apparition
Sur les bancs de Seconde. Il s'agit d'étoffer notre section
scientifique qui ne peut bénéficier de contrat, spécialement
la Terminale, parce que trop réduite en nombre. Sciences...
Lettres... Il faut équilibrer les forces... : dans les jardins
d'enfants, les 5 ans s'initient à 1'anglais; mieux vaut ne
pas perdre de temps puisque, paraît-il, les Français
ne sont pas doués Pour les langues !
En 1972, une autre mise à la retraite est à
signaler : notre bonne cloche qui a rythmé la vie de la maison
pendant des années. sinon des générations,
se voit remplacée par une horloge électrique Bodet.
Notre vieille amie reste cependant à pied d'oeuvre, prête
à nous dépanner en cas de défaillance du système
électrique : avec ses engins modernes, on ne sait jamais
!
Le temps des vacances est toujours celui des travaux : cloisons
abattues pour agrandir les classes, cour bitumée, installation
de deux lignes téléphoniques, en attendant l'été
1974, date de la construction du bâtiment B et des escaliers
de dégagement, magnifique travail mené par Monsieur
et Madame Chollet et exécuté en un temps record. Les
classes de 6ème et 5ème prennent possession de ces
nouveaux locaux tandis que notre architecte met déjà
à l'étude la transformation des sanitaires du préau
; la Préfecture de Paris, en effet, nous enjoint d'aménager
des sanitaires plus nombreux en raison du chiffre global de nos
élèves : nous arrivons à près de 1 .000
enfants inscrits.
1974 : Point de départ des 10%. Combien de projets
réalisés depuis cette date ! Les voyages Beaune, les
plages du débarquement avec Caen et Rouen, Amiens, Compiègne,
Reims, Vaux-le-Vicomte, les Andelys, Amsterdam, Strasbourg, la
Rhur, les rallyes à pied ou à bicyclette à
Paris et dans les environs 1 Et combien de sujets abordés
: varappe, massmedia, secourisme, poterie, photo, couture, cuisine,
sports, émaux, rotin, bijoux mérovingiens, Canada,
arts africains, la femme, la justice, l'Islam, la ville de Paris
et ses sous-sols, le cheval, le cinéma, la moto, la peinture...
contemplée ou exécutée, la danse... et les
stages professionnels. Nous n'en finirions pas d'énumérer
tous les thèmes choisis et les souvenirs inoubliables de
ces journées si difficiles à préparer mais
tellement réussies.
1974 : C'est aussi le rappel à Dieu de Mademoiselle
Jeanne, le 19 février, puis de Mademoiselle Suzanne, le 5
novembre, toutes deux collaboratrices de Madame Gallice dès
le début de son action charitable dans ce quartier de Javel.
Mlle Jeanne, très active, s'était occupée de
la maison au point de vue matériel et administratif; Mlle
Suzanne, plus effacée, après avoir enseigné
dans les classes primaires, travaillait beaucoup à la tenue
des registres des élèves, le plus souvent retirée
dans sa chambre. Elles avaient vu naître cette maison et y
restaient très attachées : nous les comptons parmi
les protectrices de l'établissement.

En juillet 1975, Mère GEORGETTE-MARIE est élue
Supérieure générale de la Congrégation
des Oblates : Mère PAULE-EMMANUEL, revenue du Zaïre
où les écoles ont des difficultés avec l'Etat,
reprend la tête de la maison, 18 ans après l'avoir
quittée.
Son arrivée est saluée quelques mois plus tard, un
certain 16 janvier 1976, à 5 heures du matin, par la formidable
explosion d'un chauffe-eau installé la veille, qui pulvérisa
99 vitres de la maison, causant aussi de gros dégâts
dans l'escalier C. Celui-ci porte encore des traces de cet accident
qui aurait pu être tragique s'il était arrivé
quelques heures plus tard, au moment de la montée des élèves.
Cette même année, on aménage le vestiaire du
personnel au sous-sol, les sanitaires du préau, le laboratoire-photo.
La chapelle est aussi transformée et devient plus intime.
En juin, nous présentons les premiers candidats au baccalauréat
B. Petit à petit, la mixité s'installe dans le primaire
et le premier cycle. Madame Descombes, secondant Mère Paule-Emmanuel
comme sous-directrice, s'attache à la pédagogie à
tous les niveaux.
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