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Ouverture de l'institution Sainte-Elisabeth
1933, les Soeurs oblates de l'Assomption ouvrent l'Institution
Sainte Elisabeth

Mademoiselle PLOHAY (Soeur Marie-Charles) prend alors le gouvernail
de la maison, après la Fondatrice. Le quartier s'est considérablement
transformé depuis 1906. Les enfants fréquentent les
écoles communales qui les retiennent pour l'étude
surveillée du soir; les habituées de la garderie sont
inévitablement moins nombreuses : une petite centaine environ
peuple les vastes locaux qui en avaient abrité entre 300
et 400.
Etroitement rattaché à la paroisse, le patronage
garde toute son importance que les colonies de vacances ne font
que développer. Toutefois, dans les immeubles de la rue de
Lourmel. de grandes salles restent vides jusquau soir tandis
que les familles chrétiennes sont obligées d'envoyer
leurs enfants à l'école laïque. Pour répondre
à leur désir, les Soeurs Oblates ouvrent, le 1er octobre
1933, lINSTITUTION SAINTE ELISABETH, (Sainte Elisabeth de
Hongrie étant lune des saintes patronnes de Madame
Gallice). 13 élèves sont inscrites à la rentrée
: à la fin de l'année, elles se trouvent 130.
Mais c'était un autre rêve que caressaient clergé,
religieuses et familles : celui d'établir une école
paroissiale ouverte à toutes les fillettes dont les parents
ne possèdent que de modestes revenus. Comment les Oblates,
comment la paroisse, pauvre entre les pauvres, pourront-elles faire
face à une telle charge ?
1936, naissance de l'école paroissiale primaire
Le
souffle évangélique emporte irrésistiblement
les prévisions budgétaires alarmantes et le 1er octobre
1936, avec Mademoiselle DHAINE (Mère Marie de la Nativité),
l'école paroissiale primaire vient fraternellement prendre
place à côté de l'institution devenue établissement
d'enseignement secondaire. Les bilans déficitaires, cependant,
ne sont pas un vain mot et le martyre des écus
garde quotidiennement sa cuisante réalité. Que faire
? sinon singénier et sappuyer sur un Comité
de parents dont le dévouement est sans égal.
Malgré les difficultés de tout genre qui semblent
naître et renaître à lenvie, les deux écoles
poursuivent leur marche courageuse jusquà ce que la
guerre de 1939 disperse élèves et religieuses aux
quatre coins de la France... Les familles craignant que Paris soit
bombardé confient leurs enfants aus Soeurs qui emmènent
un groupe de petites dans le pensionnat de Jalesnes en Anjou, un
autre groupr au Monteil-au-Vicomte dans la Creuse où elles
trouvent refuge dans une maison des Soeurs de Saint Vincent de Paul.
A Paris déserté, lécole souvre
avec 13 élèves. En mai 1940, il y en a 169.
Par ailleur, pour aider les jeunes de 14 à 17 ans qui souffrent
du froid et de la afaim, un Centre de Formation professionnelle
est ouvert au 116 de la rue de Lourmel, maison voisine de lInstitution,
avec lagrément du Ministère de lEducation
Nationale. Ce centre permet à 350 jeunes de trouver le vivre
et le couvert et dêtre initiées à la couture,
au stoppage, au remaillage, et de bénéficier de cours
denseignement général. Pendant les bombardements,
elles travaillent pour aider les familles sinistrées. En
1944, ce Centre se transporte rue Rouelle.
C'est la guerre, on installe un cantine et une nouvelle chaudière

Mais
l'exode arrive... C'est la dispersion totale ! l'invasion ! Ces
mots sont assez évocateurs C'en est fini des classes ! Mais
non ! En octobre 1 940, les Soeurs, - en costume religieux accueillent
180 élèves. Mère MARIE PIERRE sait faire face
à la situation : en 1941, elle reçoit 280 élèves
et installe une cantine. En 1 942, douze classes sont ouvertes avec
365 élèves. Il faut une chaudière nouvelle
on l'aura malgré les difficultés de tout genre pour
trouver matériel et approvisionnement !
Octobre 1 943, 425 élèves occupent 14 classes mais
ne peuvent venir que de 8 h 30 à 12 h 30 : c'est un ordre
de la Préfecture.
1944 : nous nous trouvons près des zones dites dangereuses
en raison d'usines importantes qui risquent d'être bombardées
: les autorités nous interdisent d'utiliser nos locaux scolaires.
Sainte-Elisabeth se disperse : on déménage vers la
rue Saint Charles, la rue Violet, la rue Lecourbe ou des pièces
de la Maison-Mère des Oblates sont mises à notre disposition.
Les effectifs tombent à 350.
A la fin de l'année scolaire, les événements
se précipitent débarquement des Alliés, leur
avancée, la libération de Paris avec ses barricades
! Enfin, le 25 août, nous voyons les premiers soldats français
! C'est la liberté !
Après la guerre, 1945 - 1955
Dès
septembre, le mobilier scolaire dispersé réintègre
les locaux de la rue de Lourmel. 1 5 classes regroupent maintenant
493 élèves, dont 160 restent pour le repas de midi.
Pour la première fois, nos élèves se présentent
à la première partie du Baccalauréat.
En
1946, Mère M. ISAIE est nommée supérieure :
les cycles primaires et secondaires sont complets : de la classe
enfantine au certificat, du jardin d'enfants à la Philosophie.
Nous arrivons à 438 élèves.
La première réunion d'anciennes a lieu le 7 juillet.
En 1951, l'APEL, Association des Parents d'Elèves est fondée.
Monsieur PONGITORE en est le premier président : c'est l'époque
de la Loi Barangé.
En 1953, parait le premier « Echo de Sainte Elisabeth »
et l'APEL vote un crédit de 25 000 francs de l'époque
pour que, dans les deux écoles, la « meilleure compagne
» de chaque classe reçoive un prix en fin d'année.
Mère PAULE-EMMANUEL qui a pris la tête de la maison
en 1952 se voit dans l'obligation, les effectifs ne cessant de croître,
de faire installer une classe préfabriquée dans la
grande cour, ce qui est chose faite en 1955.
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