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La Congrégation des Oblates de l'Assomption
Fondée en 1865 pour aider les Pères assomptionnistes
dans les Balkans (Bulgarie, Turquie ... ), la Congrégation
des Oblates de l'Assomption répondait à un besoin
exprimé par le Pape Pie IX pour l'évangélisation
de l'Orient.
Le 24 mai 1865, six jeunes filles issues des Cévennes commencent
leur noviciat, sous la direction spirituelle du Père d'Alzon.
Il faudra attendre le 27 juin 1867 pour qu'il soit donné
une «mère» à la nouvelle Congrégation
en la personne de Sr Emmanuel-Marie de la Compassion.
Le 24 avril 1868, cinq Soeurs partent pour l'Orient et ouvrent,
un mois plus tard, une école à Andrinople, «en
vraies filles de la Sainte Vierge, Reine des Apôtres, dans
l'unique préoccupation du Royaume de Dieu. L'esprit de la
Congrégation s'appuie sur les trois vertus théologales,
qui sont à la base de l'Assomption : la foi, l'espérance,
la charité, ainsi que sur le triple amour : Jésus,
Marie, l'Église et sur l'avènement du Règne
de Dieu.
La Congrégation des Oblates de l'Assomption n'est pas essentiellement
une Congrégation enseignante. Elle est d'abord :
- Une Congrégation vouée à l'évangélisation
dans tous les pays du monde
- Au travail pour l'unité des chrétiens
- Al'attention aux pauvres.
Mais, aussi bien dans les missions qu'en Occident, l'enseignement,
l'éducation de la foi, ont une place réelle, prioritaire
même.
Les trois grandes causes qui mobilisent l'Assomption sont :
- La proclamation de la vérité
- La manifestation de la charité
- La restauration de l'unité de l'Église.
Congrégation des oblates de l'Assomption

La Tutelle
Une mission partagée dans la continuité d'un esprit...
celui d'Emmanuel d'Alzon, fondateur des Assomptionnistes et des
Oblates de l'Assomption.
"Les âmes des enfants ne sont pas des toiles immobiles
sur lesquelles il n'y aurait qu'à disposer des couleurs...
On ne les façonne pas comme l'argile où s'enfonce
la main de l'artiste et qui garde l'empreinte d'un doigt plus ou
moins inspiré..."
E. d'Alzon
Emmanuel dAlzon, fondateur de lesprit assomptionniste
Emmanuel d'Alzon naît le 30 août 1810 au Vigan, dans
une noble famille du Languedoc. Elevé par un précepteur
jusquen 1823, il poursuit ses études à Paris
au Collège royal Stanislas.
Devenu bachelier ès-lettre, il commence l'étude du
droit. Il s'inscrit dans le même temps à l'Association
pour la défense de la religion catholique», fréquente
«la Conférence religieuse» et la «Société
des bonnes études». Il rencontre nombre d'intellectuels,
l'élite de la jeunesse chrétienne, qui marqueront
leur époque (Montalembert, Lamennais ... )
S'il voulait entrer à Saint-Cyr, il se forge un projet de
vie qui l'amène à choisir la prêtrise, avec
pour objectif la défense du catholicisme. Il termine ses
études à Rome où il est ordonné prêtre
le 26 décembre 1834. Il choisit la ville de Nîmes,
place forte des protestants, pour exercer son ministère.
Dès son arrivée, il se lance dans la prédication
et le catéchisme. Il est maître d'à peu près
tous les enfants de 12 à 15 ans : «toute action apostolique
doit enseigner la foi.». Il sera Vicaire général
de son diocèse pendant 45 ans.
Quelques années plus tard en 1841, la Supérieure
et fondatrice des Religieuse de l'Assomption, Mère Marie-Eugénie,
lui demande d'être son directeur spirituel. Les liens noués
avec cette jeune congrégation enseignante inspire le Père
d'Alzon. Il songe déjà à une congrégation
masculine vouée a la même tâche.
En 1843, Emmanuel d'Alzon achète une modeste pension qui
deviendra l'un des plus beaux collèges du Midi. Deux ans
plus tard, il crée l'Association de l'Assomption et, en 1850,
les premiers voeux de la Congrégation des Augustins Assomptionnistes
sont prononcés.
Le succès de l'oeuvre se ressent de telle façon qu'en
1862, le Pape Pie IX sollicite la Congrégation pour les missions
en Orient. Constatant l'ampleur des tâches, Emmanuel d'Alzon
fonde la Congrégation des Oblates de l'Assomption, chargée
d'aider les Pères dans leur apostolat.
Lengagement dEmmanuel dAlzon, pour la liberté
de lenseignement
« Là où règne la liberté de
pensée, là aussi doit régner la liberté
d'enseignement».
Pour comprendre le contexte de l'engagement d'Emmanuel d'Alzon
en faveur de l'enseignement libre, il est nécessaire de se
remémorer trois dates, 1833, 1850, 1875. Elles sont respectivement
celles des lois sur l'enseignement primaire, secondaire (loi Falloux),
et supérieur (loi Laboulaye). Une grande partie de lénergie
de cet homme dynamique qu'est le Père d'Alzon sera mobilisée
pour susciter ces lois. Puis, lorsqu'elles seront votées,
il les défendra avec le même acharnement, cherchant
de plus à suggérer des possibilités de leurs
applications.
Il faut souligner que le Père d'Alzon, à force de
persévérance, réussit à obtenir la scolarisation
indépendante du secondaire dans son collège... plus
d'un an avant le vote de la loi Falloux ! Il lui fallut pour cela
faire le siège des ministères concernés durant
trois ans... Quelques mois après le vote de cette loi, il
envisage déjà de fonder une université Catholique
de Lettres et de Sciences, une école supérieure de
Théologie et une école préparatoire aux grands
concours de l'État. Ces projets ne verront pas le jour, faute
de ressources et d'appuis, malgré de nouveaux essais en 1867
et 1 878.
Pour défendre ses idées, Emmanuel d'Alzon utilise
les moyens de son époque. Dès le début, il
utilise la presse. Il publie des communiqués ou lance ses
campagnes d'idées dans «I'Univers», journal libéral
Catholique. Il se sert de la presse comme d'un outil commode, un
moyen pratique de communication. Lui-même fonde «la
revue de l'enseignement Chrétien», recueil périodique
publié par les professeurs Assomptionnistes. Créée
pour la défense de la loi Falloux et la propagation des idées
Chrétiennes concernant Lenseignement, la revue disparaîtra
en 1 855. Elle sera de nouveau éditée pour la loi
Laboulaye, relative à l'enseignement supérieur. Durant
cette période (1871-1877), Emmanuel d'Alzon y contribue de
quatre façons différentes : des déclarations
de guerre à l'université, des textes relatifs au congrès
de l'enseignement Chrétien de 1 872, des textes se rapportant
à la loi Laboulaye de 1 875, des textes concernant la défense
et l'application de cette loi.
Si, comme nous l'avons vu, Emmanuel d'Alzon utilise la presse,
il participe également à la création ou aux
débats de comités ou de congrès. Déjà,
en Août 1844, il est à l'origine du comité général
pour la liberté de l'enseignement. Lors du congrès
de l'enseignement Chrétien de 1872, que nous avons évoqué
plus haut, les 327 participants (la plupart sont directeurs d'établissements
libres) reprennent des idées exprimées par Emmanuel
d'Alzon quelques mois plus tôt, lors du congrès des
comités Catholiques. En juillet 1 875, Emmanuel d'Alzon constitue
et préside un comité Nîmois de lenseignement
libre. Ce comité donne vie aux OEuvres des Conférences
Catholiques de 1876 à 1878.
Les engagements d'Emmanuel d'Alzon pour la liberté de l'enseignement
sont bien plus nombreux que ceux des exemples précédents,
mais ces derniers montrent combien il participera à l'une
des plus grandes victoires de son siècle.
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