Psychologue

PRESENCE DANS L’ETABLISSEMENT

Lundi, mardi et jeudi de 8h à 18h

 

RV Parents pour évoquer une difficulté concernant l’enfant qu’il s’agisse du domaine scolaire, familial ou pour discuter des attitudes éducatives.

Deux rendez-vous sont proposés en général : le 1er pour préciser le problème et envisager des solutions. Le 2ème pour faire le point, voir s’il y a eu une évolution et réajuster éventuellement les actions.

 

Procédure : Téléphoner à l’accueil de préférence les jours où je suis présente.

Pas de ligne directe.

 

Présence cette année de 4 stagiaires qui m’accompagnent dans toutes mes interventions sauf lors des entretiens avec le jeune.

 

 

RÔLE

Pour le collège, trois orientations d’intervention :

 

A. POUR LES ELEVES QUI RENCONTRENT DES DIFFICULTES SCOLAIRES

EVALUATION ET SUIVI PSYCHOPEDAGOGIQUES

Travail en collaboration avec les professeurs

Au collège, les élèves viennent rarement de leur propre initiative, lorsqu’ils sentent qu’ils perdent pied. Ils sollicitent une rencontre, sur le conseil d’un professeur ou à la demande des parents.

L’aide se conçoit en plusieurs étapes :

 

1. Dans un premier temps, il s’agit de comprendre l’origine des difficultés, d’identifier ce qui peut faire obstacle à la réussite en analysant les différents facteurs intervenant dans la réussite scolaire :

· Les composantes affectives : motivation, confiance en soi, capacité à gérer le stress

 

· Les composantes cognitives : concentration, compréhension des consignes, stratégies d’apprentissage et de résolution de problèmes, rapidité du traitement de l’information, procédures de contrôles…

 

· Les composantes méthodologiques : organisation et gestion du travail personnel, efficacité des méthodes de travail, conditions de travail…

 

Utilisation pour cela d’un questionnaire d’autoévaluation permettant de caractériser le fonctionnement scolaire de l’élève à travers l’analyse fine de toutes ces dimensions, de déterminer son profil et d’identifier ses points forts et ses points faibles, ceci afin de l’aider à mieux cibler ses efforts.

 

2. Approfondir ensuite la question de la motivation en interrogeant ses représentations de l’école :

- sens donné aux études, à la réussite : pourquoi travailler, apprendre, pour qui, pour faire quoi ?

- Capacité à se projeter dans l’avenir…

 

3. Vérifier la connaissance des attentes des professeur

 

4. Compléter éventuellement ces éléments par un bilan intellectuel (celui-ci peut être l’occasion de rassurer le jeune sur ses compétences et contribuer à le remotiver)

 

5. Proposer un accompagnement psychopédagogique

Il repose sur un contrat défini avec l’élève, précisant les conditions de ses engagements.

(Court terme, dans un domaine ou sur un point précis)

 

6. Rencontres tous les 15 jours pour suivre l’évolution du travail et vérifier la réalisation des objectifs.

 

 

 

B. ANIMATION D’UN ATELIER SUR « LA VIE DE CLASSE » en collaboration avec le professeur principal

OBJECTIFS GENERAUX

Apprendre des « savoir être »

- Education à la citoyenneté et développement des habiletés sociales

- Bien vivre le groupe classe :

- Y trouver sa place, bien s’intégrer

- Avoir une attitude adaptée, positive, bienveillante

- Développer des relations harmonieuses avec les autres

- Apprendre à gérer les tensions et les conflits, y faire face avec civilité et respect

- Oser prendre la parole, s’exprimer clairement devant le groupe

- Apprendre à s’écouter

- Accepter les règles de vie en communauté

- Travailler les valeurs essentielles de RESPECT, TOLERANCE, COOPERATION, ENTRAIDE , EMPATHIE

 

Ces interventions s’appuient sur :

Les travaux de Marshall B. Rosenberg, fondateur du Centre pour la communication Non violente. Marshall B. Rosenberg propose une méthode qui permet en toutes circonstances d’accroître la qualité de la relation, la compréhension et les rapports entre les personnes mais aussi et surtout le respect de nos différences mutuelles.

 

L’objectif est d’agir sur la dynamique de la classe, de favoriser les relations positives et de contribuer à maintenir un climat de classe, propice au travail, à l’entraide où chacun trouvera sa place et se sentira intégré.

Ces séances se font en demi groupe, une heure par mois pendant les temps de vie de classe.

 

 

C. POINT ECOUTE

Objectif : Offrir au jeune, un lieu d’accueil, de parole où il se sentira libre d’aborder en toute confiance les sujets de ses préoccupations, de ses inquiétudes, de ses questionnements qu’il s’agisse du domaine scolaire, familial ou personnel.

 

MODALITE DE FONCTIONNEMENT

- Rencontre des élèves en dehors des heures de cours, et sur RV

- Ouvert à tous, selon leur initiative sans autorisation à demander aux professeurs ou aux parents

- Confidentialité, neutralité bienveillante

- Information donnée aux élèves des trois classes de 6ème en début d’année: présentation sous forme d’échanges sur les diverses représentions du psychologue, de son rôle, des raisons motivant la demande de RV…

 

ORIGINES DU MAL ETRE

 

  • Mal être sur un plan personnel : manque de confiance en soi, mauvaise estime de soi, états d’angoisses, de stress liés à des causes diverses, manifestations psychosomatiques (Pb d’endormissement, maux de ventre, de tête…)

 

  • Difficultés liées au domaine scolaire
    Le travail, les résultats : manque de motivation (« je m’ennuie, je n’arrive pas à me mettre au travail, à être attentif en classe »), peur de l’échec, état de découragement, stress (qui peut commencer très tôt, dès le CE2 : « je suis stressé pour les dictées, j’ai peur de faire des fautes », peur de décevoir les attentes…

 

  • Les relations avec les camarades : difficultés d’intégration dans la classe, relations conflictuelles avec les camarades, sentiment d’être isolé, rejeté…

 

  • Difficultés liées à la sphère familiale : tension, climat conflictuel, événements douloureux…), problème de communication.

 

 

QUELQUES REFLEXIONS à PROPOS DE LA RELATION PARENT / ENFANT

L’importance de la qualité de communication : elle concerne : L’ECOUTE et LA PAROLE

 

Je voudrais rapporter ici quelques réactions d’enfants lorsque je les incite à parler de ce qui les préoccupent aux parents :

« De toutes les façons ils ne m’écoutent pas; ils n’ont pas le temps, ils rentrent trop tard…quand ils rentrent ils sont fatigués, de mauvaise humeur ….ils ne sont pas disponibles …ils ne peuvent pas me comprendre… ils ne s’intéressent qu’à mes notes… ils ne remarquent que mes mauvaises notes et ne me félicitent pas quand j’en ai de bonnes…. » Ou encore « plutôt que de me gronder de me punir, j’aimerais : qu’ils m’aident à comprendre…qu’ils m’encouragent… »

 

Les enfants ne sont pas que des écoliers. Ils ont besoin d’être rassurés sur leur place dans la famille, besoin de sentir que vous vous souciez de leur bien être, de savoir qu’ils sont importants pour vous. Cela vous semble certainement évident mais eux ont besoin de l’entendre, de le réentendre surtout dans le cas de fratrie où peuvent exister des jalousies, le sentiment que l’un est le préféré, qu’il prend trop de place…

 

Etre disponible pour les écouter VRAIMENT est essentiel.

Savoir être à leur écoute tout en sachant fixer des limites, rappeler les règles, maintenir un niveau d’exigence tenant compte de leurs capacités et de leurs ressources, cela s’appelle poser un cadre sécurisant et contenant.

 

 

LA PAROLE

Il importe aussi de parler aux enfants, de leur expliquer ce qui se passe. Je pense notamment aux situations de tensions entre les parents, aux secrets de famille. Les enfants entendent des mots, des intonations qu’ils interprètent. Lorsqu’ils entendent des disputes, ils imaginent être en cause. Ils ne savent pas apprécier l’intensité des disputes et peuvent craindre un divorce. Ils se montent la tête entre frères et sœurs et envisagent des scénarios catastrophes qui peuvent sérieusement les affecter.

Donc mieux vaut le plus souvent leur dire la vérité dans un langage simple à leur portée plutôt que de rester dans les non-dits.

 

ATTENTION AUSSI AUX PAROLES QUI PEUVENT BLESSER, qui peuvent atteindre l’enfant dans la construction de son image de lui.

Dans des moments de fatigue, d’exaspération, on peut lâcher des mots comme « tu es bête, tu ne comprends vraiment rien ... tu es nul… »

L’enfant va l’interpréter comme un trait le caractérisant, comme votre appréciation de ce qu’il est, et va tendre inconsciemment à s’y conformer.

Il est important de contextualiser la remarque : « quand tu me réponds ça, j’ai le sentiment que tu ne fais pas d’effort pour réfléchir. Alors que je suis persuadé que si tu t’en donnes la peine tu peux très bien comprendre. »

L’enfant a besoin de sentir que vous croyez en ses capacités de progrès.